Grenoble, le 25 mai 2007
Une dérive budgétaire inacceptable
sur Grenoble et dans le département
L’Observatoire de la dépense publique dénonce la fuite en avant des comptes publics :
L’endettement de la ville de Grenoble devient préoccupant. En effet, l’encourt de la dette a augmenté de 5,39% entre 1994 et 2006 autrement dit le poids de l’emprunt qui pèse sur les grenoblois s’est considérablement renforcé. Durant cette période, les taux d’intérêt ont sensiblement diminué, ce qui pouvait nous faire penser que la ville de Grenoble empruntait moins alors que la dette augmentait. Cet encourt de la dette de 5,39% est, à titre indicatif, 1,03 plus élevé qu’il y a 10 ans et 1,7 fois plus important que dans les villes comparables de plus de 100 000 habitants. L’endettement de la ville de Grenoble était de plus de 272 millions d’euros en 2001 pour atteindre plus de 287 millions d’euros en 2005.
Si cette fuite en avant des comptes publics était occasionnée par un accroissement de l’investissement de la commune pour construire des équipements publics (crèches, écoles, hôpitaux, transports en commun...), cette politique budgétaire serait légitime. Mais au contraire, le recours à l’emprunt a permis de financer des frais de fonctionnement qui ont connu une poussée inflationniste hors du commun. Ils sont passés de plus de 241 millions d’euros en 2001 à plus de 246 millions d’euros en 2005. En effet pour la première fois, les frais de fonctionnement représentaient plus de 50% du budget de la ville alors que dans le même temps d’importantes compétences ont été transférées à la Métro, la communauté d’agglomération, dans l’objectif de réaliser des économies d’échelle (les économies sur les frais fixes ou de fonctionnement).
L’importance de ces charges montrent que le produit de l’impôt ne permet plus de dégager une capacité d’autofinancement suffisamment importante pour couvrir l’annuité de la dette. Pourtant, la pression fiscale a nettement augmenté puisqu’elle est passée de plus de 84 millions d’euros en 2001 à plus de 92 millions d’euros en 2005. En terme de simulation, il faudrait affecter les recettes de plus d’une année pour financer l’encourt de la dette c’est à dire ne plus payer de salaires (traitements des fonctionnaires), ni accorder de subventions aux associations pendant cette période.
L’Observatoire de la dépense publique accuse Michel Destot d’entretenir un train de vie scandaleux à la ville de Grenoble :
L’analyse du Compte administratif 2006 de la ville de Grenoble est édifiante. La section “dépenses de fonctionnement” nous permet de comprendre comment est utilisé l’argent du contribuable. Les lignes budgétaires suivantes sont alarmantes : 625 000 euros de frais de colloques, 107 000 euros de voyages, 385 000 euros de réceptions, 61 700 euros de frais de missions du Maire et des Adjoints ainsi que 409 000 euros d’honoraires et 171 000 euros de frais de contentieux. Ces dépenses injustifiées donnent le vertige et choquent bien sûr particulièrement les plus pauvres d’entre-nous. Nous demandons au Député-Maire de Grenoble, Michel Destot, des explications le plus rapidement possible sur ces chiffres scandaleux qui nuisent à l’image de Grenoble et à la fonction d’élus de la République, notamment pour savoir si les deux derniers chiffres sont liés à la construction du stade d’agglomération de Grenoble.
L’Observatoire de la dépense publique est préoccupé par l’explosion du nombre de fonctionnaires à la ville de Grenoble et au Conseil Général de l’Isère :
Au niveau de la ville de Grenoble, le nombre de fonctionnaires (hors C.C.A.S) est passé de 2933 en 1999 à 3084 en 2004 soit une augmentation de près de 3% alors que dans le même temps d’importantes compétences ont été transférées à la Métro (services administratifs, personnel de ramassage des déchets ménagers...). Les charges de personnel au Conseil Général de l’Isère sont plus préoccupantes encore puisqu’elles sont passées de plus de 74 millions d’euros en 2002 à plus de 101 millions d’euros en 2005, soit un accroissement de plus de 36%. On peut légitimement se demander quel est l’objet de ces accroissements spectaculaires.
Vous pouvez retrouver en cliquant ici, le communiqué de presse : "Une dérive budgétaire inacceptable sur Grenoble et dans le département" ainsi que les annexes (données comptables).
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